Le vitrail contemporain et l’Église

Avant de parler de la relation qu’entretien le vitrail contemporain avec l’Eglise, il est préférable de connaître d’abord la relation de longue durée, qui est à l’origine de celle-ci : celle du vitrail médiéval et de l’Eglise puisque depuis cette époque, peu de choses ont changé entre ces deux éléments.

Quels types de vitrail utilisés pour les Eglises ?

Pour la décoration des Eglises, en France, les vitraux médiévaux ont pris la forme circulaire, ou rosaces qui ont évolué à partir de percements relativement simples dans les parois de pierre jusqu’aux immenses rosaces, comme celle du fronton ouest de la cathédrale de Chartres. De plus, les techniques relatives aux vitraux médiévaux ont été intégrées à la tendance de l’élévation verticale des cathédrales et des églises paroissiales. Ils deviennent alors des créations de plus en plus audacieuses. Pour aller encore plus loin, ces modèles atteignent une énorme complexité, la dentelle de pierre étant ramifiée en centaines de différents points, comme à Paris la Sainte Chapelle, véritable vaisseau de lumière. Par ailleurs, les techniques utilisées pour un vitrail contemporain ou un vitrail moderne n’a pas connu de grand changement.

Un financement faramineux est nécessaire

Plus que la fabrication de vitrail contemporain ou vitrail moderne, celle du vitrail médiéval demandait un financement considérable. Au Moyen âge, environ deux tiers du budget d’une cathédrale est consacré aux vitraux, un tiers à l’architecture. Le financement des vitraux est d’abord assuré par des donations de prélats, de nobles puis à partir du XIVe siècle par les corporations et les grands bourgeois qui jouent les mécènes dans les chapelles latérales et se retrouvent dans les fabriques paroissiales qui prennent le pas sur les évêques. Mais de nos jours, la fabrication de vitrail moderne ou de vitrail contemporain peut être faite soi-même chez soi.

Pourquoi l’Eglise utilisait les vitraux ?

Au Moyen âge, les vitraux médiévaux, comme les vitraux modernes ou vitraux contemporains sont issus de l’expression « cathédrale de lumière » pour désigner les Eglises  médiévales baignées de lumière. En ces temps, les vitraux étaient censés être édifiants pour les fidèles et représentaient bien souvent des scènes bibliques, la vie des saints mais parfois aussi la vie quotidienne au Moyen âge. Ils sont considérés comme des supports imagés, à la façon d’une bande dessinée, utiles pour le catéchisme des fidèles illettrés qui n’ont alors qu’à lever les yeux pour comprendre à l’aide de ces dessins bien illustrés.